Plus facile d’accès et plus populaire que jamais, le commerce en ligne permet aujourd’hui l’achat d’une panoplie d’articles, dont les composantes de plomberie et d’électricité. Mais comment savoir si le produit est certifié ou non et s’il est contrefait? Ce texte se veut un bref survol des points importants à savoir sur le sujet, sous forme de questions-réponses.

Qu’est-ce qu’une certification?

C’est l’approbation d’une pièce ou d’un composant, par un organisme indépendant, en se basant sur un standard reconnu. Il ne faut donc pas confondre une certification avec les tests internes d’un manufacturier.

Est-ce que les certifications sont obligatoires?

Dans le cas de pièces de plomberie et d’électricité, c’est généralement le cas en Amérique du Nord. De nombreux standards sont d’ailleurs uniformisés entre le Canada et les États-Unis.

Quels sont les principaux organismes de certification?

Une douzaine d’organismes sont reconnus au Canada. Les plus connus sont : UL, CSA, Intertek, FM et NSF. Certains sont spécialisés (p. ex. : FM, en matière de protection incendie), alors que d’autres sont généralistes (UL, CSA).

Est-ce que tous les organismes testent les mêmes pièces de la même façon?

Oui, les tests sont similaires, puisqu’ils sont basés sur une même norme. Certains organismes développent aussi les normes (p. ex. : CSA), alors que d’autres ne font qu’effectuer les tests (p. ex. : Intertek)

Quel est le processus typique de certification?

Il se déroule généralement en trois étapes. La première est l’analyse de la conception et le test d’échantillons en laboratoire. La seconde est une visite d’usine avant la certification. La troisième est une visite périodique du fabricant pour maintenir la certification.

Est-ce qu’une certification garantit une sécurité absolue?

Non, les certifications représentent une marque de qualité minimale. Les fabricants peuvent dépasser les exigences des normes. Par ailleurs, la grande majorité des pièces impliquées dans des sinistres et expertisées par CEP sont d’ailleurs certifiées.

Est-ce que la marque CE est une certification acceptable?

Non. Du moins, pas en Amérique du Nord. La marque CE indique la conformité aux normes de l’espace économique européen. Les standards sont souvent très différents (p. ex. : électricité) et le processus de vérification n’est pas le même.

Est-ce que les marques de certifications peuvent être contrefaites?

Oui, et c’est d’ailleurs assez commun. Par exemple, il est très facile pour un manufacturier peu scrupuleux d’ajouter un logo CSA ou UL sur ses pièces. Les lois sur les marques de commerce sont le principal mécanisme de protection.

Est-il interdit de vendre et d’installer des pièces non certifiées?

Oui, la plupart des provinces interdisent la vente et l’installation de telles pièces. Les amendes ou les saisies restent cependant très rares.

Est-il facile de vérifier la certification de pièces?

Pas nécessairement. La recherche peut être assez complexe, surtout si la seule marque de certification est un logo. D’ailleurs, CEP a  déjà obtenu des informations erronées de la part d’organismes de certification.

Quel est le lien entre une absence de certification et un bris?

D’un point de vue technique, il n’y a pas de lien direct entre une certification manquante ou contrefaite et un bris. Par contre, de manière générale, les pièces non certifiées sont de qualité inférieure.

Est-il facile de se procurer des pièces non certifiées?

Oui, surtout avec la hausse de la vente en ligne, où des fabricants asiatiques peuvent écouler leurs produits sans passer par le contrôle de qualité de détaillants locaux.

Pour plus d’informations sur le sujet ou pour solliciter notre aide dans un dossier de réclamation dans lequel des questions se posent concernant la certification de pièces à l’origine d’un sinistre, n’hésitez pas à contacter notre équipe d’experts.

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